Si tu
reviens, j’arrête tout…
J’arrête
le whisky, j’arrête les chaussettes à carreaux, j’arrête
la bière
chez Joe Fish, j’arrête même le tango, si tu me le demandes,
tiens
j’arrête les textos si tu reviens…
J’arrête
le tango enflammé avec les inconnues que je croise dans les
tanguerias
de Madrid, de Dublin, de Rome, de Berlin et même de Buenos Aires,
Je te le
dis, si tu reviens j’arrête tout…
J’arrête
de leur jouer le grand jeu subliminal joue contre joue,
Tiens,
j’arrête même la main qui s’envole un instant vers la nuque
de la
blonde pâmée, qui s’attarde comme une aile sur la hanche de la brune envoûtée,
Terminé
je ne caresse plus leur main frissonnante sur les tangos passionnés de
Pugliese,
Crois
moi Querida si tu reviens j’arrête
TOUT !
L’ange du diable me berce,
Pour me faire entrer au tango
Des mille douleurs et mille saveurs,
Celui qui rassure toutes tes peurs.
A cette heure il n’est plus que douleur
Et pleur.
Toi, mon Enchanteur,
Qu’as-tu fait de cette lueur,
Qui était si chère à mon cœur,
Et pourquoi as-tu laissé place au Destructeur… La Rubia
La danse comme un signe sur l’écran vide, quand la nuit a balayé les pitoyables formes sans chair dans les miroirs éteints
Mon verre doré au soleil de l’été dans les rues chaudes du parfum de la fête sous les grappes bleues des jacarandas…
Jo Deyris
"Toi, le tango ouvert.
Moi, le tango fermé.
Toi, dans la gaieté.
Moi, dans la tristesse.
Mais quand Toi et Moi se rencontrent.
Toi, Moi, déteint sur l'autre.
Et ainsi, Toi et Moi dans un même abrazo." La Rubia
Le bal d'après un tanguero (spectateur et acteur sur le terrain)
" Je joue avec les bals,
Je vais à droite, à gauche.
Je lance le bal,
Et là que de jupes bien courtes.
Un jeu de jambes s'offre à moi.
Les filles défilent dans le couloir,
Je n'avais plus qu'à me servir.
Pris d'assaut, j'enfile mes basques,
Je monte à contre temps,
Avant que la fille anticipe.
Pas le temps de répondre,
Que je la "dérobe".
Je m'essaie à la pelote,
Main droite, main gauche,
Qu'importe.
Je rebondis même après quelques "volées oh" frappés,
La chandelle en vaut bien le coup.
Même si j'essuie quelques revers,
Je reviens sur le terrain,
Pour attaquer de plus belles.
Pour finir,
Je dirais que j'ai l'âme d'un joueur,
Autant que d'un ramasseur de bal.
J'en ai mis plus d'une dans ma poche,
Et seulement quelques-unes sont restées sans le filet."
La Rubia



